01.12.2017, 00:01  

Maintenir le cap dans la tempête

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A Val-de-Travers, les finances ne sont pas sorties du mauvais temps, comme ici à Môtiers.

 01.12.2017, 01:56   Maintenir le cap dans la tempête

VAL-DE-TRAVERS Face à un nouveau déficit, la commune veut faire le dos rond.

Faire le dos rond, s’accrocher au bastingage et attendre la reprise économique. En présentant leur budget 2018 hier matin, les autorités de Val-de-Travers n’ont pas changé de cap. La commune continue de naviguer dans les chiffres rouges. Le grand argentier communal Frédéric Mairy a ainsi inscrit 3,3 millions...

Faire le dos rond, s’accrocher au bastingage et attendre la reprise économique. En présentant leur budget 2018 hier matin, les autorités de Val-de-Travers n’ont pas changé de cap. La commune continue de naviguer dans les chiffres rouges. Le grand argentier communal Frédéric Mairy a ainsi inscrit 3,3 millions de francs de déficit au tableau de bord. Ce résultat, sur plus de 68,7 millions de francs de charges totales, est obtenu après avoir puisé 1,1 million de francs dans la réserve de politique conjoncturelle. «Nous sommes dans les mêmes eaux que pour 2017», remarque l’édile. A une différence près, les prévisions de l’année dernière étaient meilleures, grâce à la dissolution de réserves.

«Charges maîtrisées»

Pourtant, l’équipe navigante ne bronche pas. «On a serré les boulons de tous les côtés, mais sans réduire les prestations à la population», dit le capitaine du navire, le président de commune Christian Mermet. Les charges sont ainsi «stables et maîtrisées», au contraire d’autres éléments extérieurs.

Ainsi, les charges qui évoluent le plus ont été décidées ailleurs, telles les subventions aux transports régionaux, pour lesquels Val-de-Travers payera quelque 380 000 francs de plus l’an prochain. «Notre malheur, on l’a pas fait tout seul, on nous a beaucoup aidés!»

Ce d’autant plus que de nouvelles tempêtes guettent le navire communal. A commencer par le possible transfert de deux points d’impôt au canton – soit 600 000 francs en 2018 pour Val-de-Travers si le projet passe. Les changements possibles dans la péréquation intercommunale ou au sujet de l’impôt sur les frontaliers pourraient aussi menacer Val-de-Travers

Embellie en vue

Pourtant, l’alarmisme n’est pas de mise. «Nous avons passablement d’indicateurs qui nous montrent qu’on va vers une amélioration», note Frédéric Mairy. La reprise économique pointe à l’horizon. La commune attend quelque 300 000 francs de revenus supplémentaires des impôts, essentiellement grâce à ceux sur les entreprises et les frontaliers. «Certains de nos précédents investissements commencent de porter leurs fruits», remarque son collègue Yves Fatton, citant par exemple le début des activités de Celgene, à Couvet. D’où une volonté de continuer d’investir (lire ci-dessous).

Et surtout, l’équipage peut toujours s’appuyer sur sa bonne fortune. A près de 25 millions de francs lors de la fusion des communes, elle affiche aujourd’hui quelque 45 millions. Or, «la définition même de la fortune, c’est de couvrir les déficits», rappelle Frédéric Mairy. «Si l’on n’avait pas cette fortune, on ne tiendrait pas ce discours. Nous avons travaillé les années précédentes pour pouvoir en disposer.»

C’est donc confiant que le Conseil communal va présenter son projet au Conseil général le 11 décembre prochain. Le législatif se réunira ce soir-là à la salle Fleurisia dès 19h30. Un crédit pour le remplacement d’une ambulance – pour un montant de 270 000 francs – figurera aussi au menu de la soirée.

Continuer d’investir

Selon son budget 2018, la commune de Val-de-Travers présente un plafond d’investissements limité à 2,08 millions de francs. «On invitera certainement le Conseil général à le dépasser», prévient déjà le conseiller communal Frédéric Mairy. «Nous avons maintenu notre système de priorisation des investissements.» Soit la sécurité, l’intérêt général d’un projet, son opportunité et son adéquation au programme de législature.

Ainsi, 2018 devrait voir le Conseil communal soumettre à son législatif un crédit cadre d’un million de francs pour l’entretien des routes. «Il faudrait environ un million par année pendant six ans, uniquement pour stabiliser nos routes», remarque Yves Fatton. Les autres investissements prévus touchent à la place de la Gare de Fleurier, au renouvellement des places de jeux, à la création d’un terrain synthétique à Couvet et à une première étape de réhabilitation du site Dubied. Il sera question d’y refaire la route.


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