07.12.2017, 01:06

Des cadeaux de Noël au poil

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 07.12.2017, 01:06 Des cadeaux de Noël au poil

Au taf

Pour un frère stakhanoviste ou une cousine burnoutée à traiter à coup d’humour.

Dans cet album, la dessinatrice Vaïnui de Castelbajac revisite l’univers de l’entreprise avec un humour déjanté. Un patron absurdement tyrannique et un control freak qui s’ignore, une machine à café dramatiquement en panne, des dossiers sur lesquels on dort littéralement, et un télétravailleur en slip peuplent...

Au taf

Pour un frère stakhanoviste ou une cousine burnoutée à traiter à coup d’humour.

Dans cet album, la dessinatrice Vaïnui de Castelbajac revisite l’univers de l’entreprise avec un humour déjanté. Un patron absurdement tyrannique et un control freak qui s’ignore, une machine à café dramatiquement en panne, des dossiers sur lesquels on dort littéralement, et un télétravailleur en slip peuplent ses pages hilarantes. Leur auteur croque des personnages caricaturaux et des situations outrées jusqu’à la folie, mais qui reflètent une réalité et permettent de trouver une distance salutaire face à des conditions de travail parfois bien nocives. Dans la partie bonus, les hommes de main se muent en bêtes, et les abeilles en tête prêtent le flanc aux vannes tendres de leur créatrice. Et des créatures écailleuses, bâtées et poilues succèdent aux insectes ailés pour raconter ce monde fait de courbes, de promotions canapé, de réunions inutiles et de team building douteux. Défoulatoire.

«Au taf», Vaïnui de Castelbajac, Ed. Delcourt, 128 p.

Au poil

Pour une épouse féline ou un neveu amoureux de son chat.

Agir et penser comme un chat a déjà touché 60 000 lecteurs, et il est vrai que ce livre de développement personnel est plein de bon sens et d’humour, et surtout de chats. Il conviendra parfaitement à une quantité de gens fous de leur compagnon, fût-il à poil ras, à poil long, voire sans poils du tout pour certaines races. Son auteur Stéphane Garnier a bien observé son compagnon à quatre pattes, et en tire une foule de conseils à appliquer pour se sentir mieux. Et bon nombre sont indispensables, car cet animal est bourré de compétences qui rendent heureux: le chat est hermétique au jugement, le chat sait s’imposer, le chat pense à lui avant tout, le chat s’accepte tel qu’il est (il n’a jamais rêvé d’être un chien). A la fin, un test permet de mesurer son quotient chat. Et chaque chapitre contient sa citation aussi pertinente que drôle et surprenante sur cet animal élégant. Idéal pour aborder certaines vérités et commencer un chemin vers le mieux-être. Pour Noël, il existe une édition limitée avec une jolie couverture aux motifs dorés.

«Agir et penser comme un chat», Stéphane Garnier, Ed. de l’Opportun, 208 p.

Au secours!

Pour un oncle féru d’enquêtes policières ou pour une maman qui aime sonder les cœurs.

Eugene apprend que des ossements ont été retrouvés sur la grève d’une rivière bien connue de son adolescence. C’est ici qu’il a rencontré la belle rebelle Ligeia, plus intéressée par les drogues que par les études, avec son frère Bill.

L’été 1969, dans les villes, les choses changent, et même dans la petite ville des deux frères, un vent d’insouciance se lève avec la présence de la jeune femme. Eugene ne peut pas résister à ses exigences, mais son grand frère, qui l’a pourtant initié, se préoccupe plus des injonctions de son grand-père autoritaire que de la jupe de Ligeia. Alors quand Eugene, devenu un thésard raté, apprend qu’un corps a refait surface, il se rend compte que la jeune fille n’est peut-être pas partie en Floride comme il le croyait. Et ses soupçons se portent sur son frère, le chirurgien à qui rien ne résiste. Un roman sur la part sombre de l’homme, sur fond de rivalité fraternelle et de préjugés.

«Par le vent pleuré», Ron Rash, traduit par Isabelle Reinharez, Ed. Seuil, 208 p.

Ô mon lapin

Pour une petite fille accro à son doudou ou un galopin qui ne croit plus au Père Noël, à soigner à haute dose de magie.

C’est l’histoire d’un lapin de velours, au ventre bien rond. Le soir de Noël, il atterrit dans la chambre d’un garçon. Les autres jouets le snobent. Mais le cheval à roulettes sait bien que ces jouets qui font les malins perdront un jour leur superbe. Le lapin aime la compagnie du vieux sage, et se demande ce que signifie être vrai.

«Si un enfant nous aime beaucoup, longtemps, pas seulement pour jouer, s’il nous aime en vrai, alors on devient vrai», lui répond le cheval.

Suit l’histoire qui lie le garçon à son lapin, la rencontre de la peluche avec

de vrais lapins, et la fin, merveilleuse ce qu’il faut pour mettre du baume au cœur à tous les enfants qui s’inquiétaient pour leur vieux doudou perdu. Un beau livre poétique qui fait la part belle au rêve. Même les illustrations sont tendres.

«Le lapin de velours», Margery Williams, illustrations Sarah Massini, traduit par Rose-Marie Vassallo, Ed. Flammarion, 62 p.


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